
En 1974, sous l’impulsion de M. Emilio Francescucci, orthopédagogue et membre du Club, le Richelieu Repentigny s’est donné pour mission de venir en aide à l’enfance handicapée. On a alors créé un camp de jour qui recevrait des enfants handicapés pour une certaine période de l’été. Projet ambitieux, à l’époque, mais qui s’est réalisé grâce à la complicité du gouvernement fédéral qui subventionnait une partie des salaires, de la ville de Repentigny qui payait un moniteur en plus de fournir divers équipements, de la commission scolaire pour les locaux et de nombreux citoyens qui participaient à l’effort. En 2007, nous sommes bien loin de ces modestes débuts. Le camp a accueilli cette année, plus d’une soixantaine de campeurs, encadrés de 10 moniteurs.
Au fil des ans, cette mission, toujours orientée vers la même clientèle, a développé des tentacules, ce qui permet d’aider plusieurs organismes à mieux servir leur clientèle respective. Dans le but de bien représenter cette nouvelle réalité, le Club a développé le concept de «l’enfance fragile» que l’on considère comme plus inclusif que celui de l’enfance handicapée. Ce concept couvre certes les handicaps physiques et intellectuels, mais il couvre aussi l’audi-mutité (dysphasie), l’autisme, les troubles d’apprentissage, d’adaptation, de comportements ou autres, la dépendance aux psychotropes et, jusqu’à un certain point, la pauvreté. Deux critères donc, l’enfance (jusqu’à 18 ans) et le besoin d’attentions particulières en raison d’un état dont l’enfant n’est pas responsable.